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Lettre J

Lettre J, dixième lettre de l’alphabet, valeur 10/1

Note : le rang d’une lettre est fondamental pour l’interprétation.

Le J tire son origine « officiellement » du Iod hébraïque qui occupe également le dixième rang de cet alphabet. Néanmoins, le J ayant le son « ge », se trouve tout autant sous l’influence du Guimel que nous décrirons après le Iod.

lettre iod

Le Iod est la plus petite lettre hébraïque (au niveau graphisme) et constitue le composant principal de toutes les autres lettres ; c’est en quelque sorte l’unité constituante, la parcelle divine, la semence qui anime l’ensemble de l’alphabet. Il correspond au Iota grec.

Il donne traditionnellement naissance au I, J et Y dont les sons sont interchangeables dans de nombreuses langues mais pourtant le I reste son prolongement le plus abouti.

Le Iod, cette particule d’émanation divine, cet élément unitaire, cette semence (je me répète volontairement, je ne suis pas encore gâteux…), ce principe de fécondation, amène par extension le même principe au niveau sexuel (masculin), et par extension encore, l’action comprise comme « ensemencement » créatif et concret donnant naissance au fruit des efforts. Le Iod est involutif, son énergie descend, vise à l’ancrage dans la matière.

D’ailleurs cette lettre signifie la « main » qui agit, puis l’action au sens général voire le travail.

On retrouve ces influences dans les mots suivants, excusez par avance ces exemples qui pourraient choquer la bienséance mais qui néanmoins illustrent parfaitement le propos : Jet, Javelot, Jouir, éJaculation, Jus, Jour pour l’idée de semer mais aussi en rapport avec sa valeur (Iod et J valent 10), Justice, Joug, au sens du Jeu de la vie, du karma si on veut.

arcane hermite

Le Iod est une lettre simple associée au signe de la Vierge et à l’arcane l’Hermite (nous verrons les rapports plus loin). Rappelons-nous d’ores et déjà que ce n’est qu’une partie de l’origine du J.

Le Guimel, autre source et non des moindres est la troisième lettre de l’alphabet hébraïque (valeur 3 donc), il teinte fortement le J des caractéristiques du nombre 3, exemples :

Je, Joie, Joli, Jeu, Jongler, Jacasser, Jacter, Japper, Jargon, Jardin, Jeune, Jouvenceau, Jubiler, Judicieux, Jaloux…

Le Guimel, lettre double, signifie littéralement « Chameau » et correspond aux états « Richesse/Pauvreté (le chameau représentait la prospérité). Il dispense la bonté, la générosité : le Juste ! Ce qui Justifie une parenté avec le Iod au niveau Justice.

Sa planète est Jupiter, son Jour le Jeudi ; Jupiter est la planète des Gémeaux et donc des Jumeaux dont on retrouve l’idée dans Juxtaposer, Joindre, influence également de la Papesse dont c’est l’arcane qui partage aussi cette idée de double.

arcane papesseLà encore, comme pour de nombreuses lettres, l’intrication des symboles fait des nœuds au cerveau, débrouillons tout cela.

Résumé et profil

Le J vaut 10/1 confirmé par le Iod, dixième lettre hébraïque ; comme détaillé plus haut, le J avance l’idée d’ensemencement au sens général et particulier (décidément je me répète, la sénescence…), du principe de fécondation d’origine masculine avec la notion d’ancrage, du mouvement involutif (vers le bas) : ce qui se traduit par l’acte sexuel, l’ensemencement terrestre (jardinage) et pour finir le travail, la profession (sur terre) dans son côté créateur. Il s’ensuit un impact important au niveau de la situation sociale et donc d’une forme d’ambition ; il s’agit de l’acte d’incarnation en terme de création individuellement et seul (Hermite) comme manifesté par Jésus (le verbe incarné) ou encore Jean (le Verbe s’est fait chair). Le J engendre la vie sur terre pourrait-on dire.

Quant au Guimel, il passe du rang 3 au 10 avec le J, autrement dit « l’expression » de soi (le verbe également) se commue en situation sociale soit la reconnaissance sociale.

Cela confère au J une forme d’intelligence créatrice joyeuse, festive mais aussi le sens de l’image et l’orgueil associé.

C’est donc une lettre expressive, ludique, considérablement active et plutôt concrète orientée démarche à savoir : les Jambes !

Même si les Gémeaux sont associées aux bras, l’influence du Iod qui ancre, oriente vers les bras du bas si j’ose dire, les Jambes (la gémellité du bas), le Jarret, bref à partir de la Jupe…

Les bras reviennent à la lettre C (Guimel aussi) avec les coudes, le cubitus, les carpiens etc.

Signalons que l’Hermite gouverne la zone pelvienne et en dessous, notamment la marche, voire la course (Jogging).

Pour finir, le J donne de lui-même, donne tout court, il est, en principe, Juste et s’intéresse logiquement à ce qui est juste.

Résumé du résumé : jovial, ludique, ultra-dynamique, judicieux, intelligence pratique, générosité, humeur variable (alternance des cycles d’où un côté régulateur qui « Jugule »), juste, orgueilleux, ambitieux, compétiteur et fécond.

Curiosité : le Jaspe rouge en lithothérapie stimule l’action et la confiance au niveau émotionnel et, au plan physique, booste la libido, les organes sexuels, dynamise également la circulation sanguine dans les jambes. Étonnant non ?

Remarque : parmi les trois lettres de valeur 1, le S représente l’esprit, la tête, le A le cœur et la poitrine (le centre), et le J le bas soit le bassin et les jambes. Le A par nature est omniprésent, comme l’Amour, il est partout.

Excursion

Tout comme le S et le A, le passage du J en tant que lettre 1 amène son lot de nouveautés, principalement au niveau professionnel et statut social, une sorte de « nouvelle vie ». Cette question domine avec ses aléas, le côté cyclique et duel du J (influence commune du 10, des Gémeaux et de la Papesse) cherchant à réguler tout cela. Le J favorise avant tout l’ambition, l’action concrète, les démarches et parfois du fatalisme mais jamais bien longtemps. L’apport personnel au « monde » est ici valorisé que ce soit au plan de l’expression ou de la portée de l’action, à savoir le fruit des énergies créatrices.

Évidemment, côté relationnel, les personnes en rapport avec cette thématique feront partie du jeu mais aussi la relation père-fils.

Par ailleurs, le dynamisme jovial, l’intelligence pratique, la solitude positive, la sexualité, le bassin, les jambes, le ludique entrent également en ligne de compte durant cette vibration ainsi que nombres de personnes ou de choses commençant par la lettre J.

Avec le J, la roue tourne !

Lors du passage du J dans l’excursion, il faut bien sûr tenir compte du rang du prénom ou du nom concerné qui permettra de préciser nettement le type d’influence, dans le domaine personnel, affectif, créatif ou général et global.

Plan d’expression

Classiquement et comme repris dans le logiciel Mirieur, le J est considéré comme une lettre cérébrale et mutable ou vacillante. Or le J étant principalement lié au principe d’incarnation, d’ancrage du principe masculin et divin, il figure plutôt dans l’élément Terre (le Iod est d’ailleurs élémentaire). De plus, sa valeur 10, son aspect involutif ainsi que le signe de la vierge (terre) concourent à le classer dans les lettres mutables (Vierge et Gémeaux sont mutables).

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Lettre S

Lettre S, dix-neuvième lettre, 19/1

Cette lettre est issue principalement de la lettre hébraïque Shin, lettre mère, représentant l’élément Feu d’où Soleil, Splendeur, Scintillement etc.lettre shin

Le Shin donne également le son « ch » comme Chaleur car il est symbole de feu mais aussi du haut, de la tête (Spiritualité, Source) et du Sec voire Sud.

En tant qu’élément du haut, de l’eSprit, il est Super, Supérieur, Sur ; sa verticalité donne le Sens puis par extension Sensibilité, non pas dans le sens 2 à savoir recevoir mais dans le « bon sens », la quête du Sens (Signification).

Le Shin a pour arcane du Tarot le Jugement (XX) soit l’épreuve du Feu, le jugement dernier, la résurrection, l’éveil et donc le Salut, la Spiritualité, l’eSpoir et par extension, Santé, Sain, Sobre, Simple.

le jugement tarotPar ailleurs, Shin signifie dent (Scie), arc (Sagittal), l’idée de broyer soit l’idée de la morsure du soleil, de l’absorption par un symbole solaire (la dent, attribut phallique) de nourriture solaire ; la nourriture, symboliquement est du soleil transformé, d’abord par les plantes à l’aide de la photosynthèse puis secondairement par les animaux qui mangent les plantes.

Le Shin, vingt et unième lettre de l’alphabet hébraïque passe au dix-neuvième rang du nôtre : la réalisation de soi, l’épanouissement glisse à travers le temps vers le solaire ; on cherche à briller plus qu’à se réaliser en somme (en exagérant un peu…). Le Shin vaut 300 (et aussi 21, rang de la lettre), devient 19/1 avec le S.

Mais le S vient également et secondairement de la lettre Samerh, qui donne le S et le X.

lettre samekhLe Samerh est une lettre simple en rapport avec le Sagittaire et la maison astrologique IX.

Il signifie littéralement Soutien (charpente), Squelette (Structure) et gère la fonction Sommeil (Sieste) chez l’être humain (Sleep en anglais et Schlafen en allemand d’ailleurs).

Il est associé à l’arcane XIV, la Tempérance qui lui confère normalement la fluidité, l’équilibre entre le haut et le bas, entre eSprit et Sensibilité soit une forme de Sérénité, avec toutefois le risque de la problématique inverse.

la temperance tarotAu départ quinzième lettre dans l’hébreu, elle devient 19 dans notre alphabet ou comment transformer le principe de la possession, du matérialisme mais aussi de l’attraction en valeur solaire occidentale.

Tout cela fait beaucoup d’influences diverses à digérer.

En résumé

le S est bien une lettre correspondant à l’état solaire de l’être, à l’esprit, plutôt sereine et solide, saine cultivant la verticalité, le sens, le supérieur et à l’inverse le snob, le sale, la sévérité, le stress etc. Le S figure l’être en tant qu’esprit.

Elle se tient debout (verticale), structurée, soutenue, solide, sportive avec son Statut qui Surplombe la Situation. Elle se sent bien, rayonne naturellement, c’est son état, ce qui ne l’empêche pas d’être créatrice et active. En tant qu’esprit, que soleil intérieur, elle figure un potentiel, une énergie à libérer en sommeil, elle agit en arrière plan, insuffle en tant que Souffle de l’esprit, elle est Secrète.

Au plan pratique, elle donne une grande présence, enthousiasme, joie, dynamisme, rayonnement, générosité, sensualité et initiative mais aussi, agressivité, frustrations, oubli de soi, égo etc.

Excursion

Le passage d’un S indique un cycle favorable à l’établissement du rayonnement personnel, qui mettra en lumière les forces et les faiblesses associées (à dépasser donc). Comme toute lettre 1, elle amène du nouveau, de l’inédit, des événements à caractère unique à tout niveau.

En général, le rayonnement Social est favorisé que ce soit au niveau professionnel avec une forme de promotion ou un avancement hiérarchique, au niveau artistique avec un Spectacle par exemple, au niveau investissement avec un achat valorisant socialement etc. (idée de briller, de rayonner).

Ce cycle pousse en outre à Etre, Soi, dans l’initiative, l’idée, l’inventivité en évitant l’écueil de se vouloir « supérieur » au lieu d’être humblement dans le Supérieur.

Souvent ce cycle procure plus de joie et de bonheur.

Les personnes, actions ou thèmes commençant par la lettre S sont bien évidemment à l’honneur.

Une bonne occasion de s’éclater en Somme ! (et si non, période propice aux prises de conscience sur cette question).

Elle concerne les hommes, le père, le fils (niveau affectif) avec son aspect phallique et tous ses attributs.

N’oubliez pas de décliner tout cela fonction des prénoms ou noms.

Autres éléments : dents, estomac, squelette, sommeil, tout ce qui augmente le rayonnement, l’esprit etc.

Côté plan d’expression

Le S en tant que lettre mère est cardinale et « feu » ; elle n’appartient pas au registre émotionnel, elle n’est donc théoriquement pas à sa place dans le tableau classique.

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Préambule à l’étude des lettres 2

Pour ne point aller trop vite en besogne, j’éprouve le besoin d’écrire ce second préambule afin de préciser le cheminement, la problématique et enfin ma façon de procéder.

En effet, l’étude des lettres est véritablement ardue pour qui veut délivrer des informations claires et utilisables pour tout le monde. Mon objectif n’est pas de rédiger un énième article banal qui reprendrait les contenus actuels mais plutôt de faire avancer (si possible) la numérologie en matière de connaissance des lettres, ce qui, au demeurant constitue une gageure.

Les sources et « outils » à disposition pour pénétrer le mystère des lettres sont les suivants :

– La Kabbale, un sacerdoce à elle toute seule.

– La sémantique, la linguistique, la graphologie etc.

– l’intuition associée à de gros efforts de conscience et à un solide esprit critique.

– et enfin, la numérologie par elle-même pour vérifier la pertinence des informations recueillies.

Voilà la problématique, chaque item étant interprétable et considérablement variable.

La principale source, la Kabbale, n’est rien de moins que la connaissance orale avec toutefois quelques livres essentiels comme le fameux Sepher Yetzirah, incontournable au niveau des lettres mais comptant quatre versions parfois contradictoires. De surcroît, son exégèse dépend également des auteurs, partagés sur la question quand il n’y a pas de querelles de clochers entre Kabbale chrétienne et juive ; il n’existe donc pas, à proprement parler, de version œcuménique.

Il nous revient de démêler l’écheveau sachant, en outre, que la « connaissance » a été intentionnellement voilée afin d’en éviter une propagation non contrôlée (selon les dires mêmes des auteurs).

Il s’ensuit un incommensurable travail de tri, de dégagement du bon grain de l’ivraie dans ce grand fatras d’informations diffuses et subjectives.

Une fois l’extraction d’un portrait global et satisfaisant des lettres hébraïques réalisé, il nous reste à suivre leur cheminement au travers des âges et des cultures jusqu’à leurs formes contemporaines.

Pour finir, il nous reste à déterminer comment dans la pratique numérologique, ce symbolisme issu de l’inconscient collectif s’exprime avec des mots simples et des cas de figure pragmatiques.

La description des lettres qui suivra fera l’impasse sur tout ce travail pour laisser place à un résumé concis et synthétique qui s’étoffera au cours du temps ; les publications seront donc sujettes à des modifications régulières.

N’oublions pas que ces mêmes descriptions n’engagent que mes capacités d’interprétation, elles-mêmes relatives à mes progrès évolutifs en terme de conscience mais je ferai de mon mieux.

A titre d’aperçu, voici un tableau des correspondances entre les lettres hébraïques et le symbolisme, parfois déroutant mais à considérer comme support de perception ; les lettres pour rappel sont les canaux qui relient les Sephiroth ( voir préambule 1), elles ne suivent donc pas l’ordre logique habituel, notamment pour leur attribution des arcanes du tarot.

sepher yetzirah lettresCliquer sur l’image pour l’avoir en taille réelle.

Parlons maintenant du tableau des plans d’expression à la lumière de tout ceci.

On ne connaît pas vraiment l’origine de ce tableau, la pertinence de sa distribution des lettres et donc sa légitimité, même si elle est attribuée à Kevin Avery. Néanmoins, il semble donner de bons résultats alors que par ailleurs, parfois incohérent comme nous le verrons dans l’étude des lettres.

Les numérologues l’utilisent pratiquement tous sans se poser de question comme un postulat indéfectible.

En effet, il comporte trois colonnes et quatre lignes ce qui donne douze cases, il nous rapproche ainsi de l’astrologie avec ses douze signes rapportés aux quatre éléments et aux trois aspects cardinaux, mutables ou fixes.

Pour autant, les quatre lignes sont définies comme mentales, physiques, émotionnelles et intuitives au lieu de air, feu, eau et terre, ce qui est, selon mon esprit critique un peu gênant. Par ailleurs, parmi les lettres hébraïques, seules les lettres simples au nombre de douze sont reliées aux signes astrologiques alors que les lettres doubles le sont aux planètes et les mères aux éléments.

Je vous laisse juges, j’attire simplement votre attention sur cette question, il n’est pas toujours bon d’appliquer sans comprendre…mais qui peut le plus peut le moins.

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Lettre A

Article modifié le 1/06/17

La lettre A provient directement et clairement de la lettre hébraïque Aleph (le Alpha grec) dont elle reprend les caractéristiques principales.

Le Aleph est une lettre mère (il y en a trois pour rappel) et correspond à l’élément Air comme son initiale l’indique (l’Aigle chez les Egyptiens). Elle représente l’immanence divine omniprésente, le principe de l’Unité fondamentale à la base de toute chose, créatrice.

En ce sens, elle est « facile » à comprendre bien qu’inconnaissable.

Son graphisme émane historiquement de la représentation du Taureau (l’animal et non pas le signe) alors paradigme de l’énergie primordiale (dans l’agriculture pour l’époque) ; en tant qu’élément Air, le Aleph se situe au « milieu », entre le feu (lettre Shin) et l’eau (lettre Mem) qu’il équilibre et analogiquement au cœur (Âme), entre la tête et le bassin. De même, il est le « tempéré » entre le sec et l’humide.

On pourra dès lors rapprocher le A (Aleph) pour l’interprétation, du nombre 1 au sens de l’unité, du centre (le cœur), du principe divin, de l’élément inspirateur, créateur, dynamique et synthétique, de l’initiative, de L’Être.

L’aspect « feu » du 1 est réservé à la lettre Shin donc au S (Solaire).

Le Aleph est rattaché au Mat du tarot de Marseille (voir figure) et non au Bateleur qui est l’arcane majeur I car Aleph ne peut débuter une série de quoi que ce soit, il est partout et dans tout comme le principe divin. Dans notre alphabet, le A est bien la première lettre, respectant ainsi son rang de premier, de commencement, de source. Sa valeur est 1 comme le Aleph.

alephle mat tarot numerologie

 

 

 

 

 

On retrouve le A dans notre langue comme préfixe privatif (à l’instar du préfixe « in », étonnant non?) ; un préfixe privatif rend « privé », non pas dans le sens « dépourvu » mais au contraire au sens de non commun, non public. Par exemple, Impossible (1possible) n’est pas possible au sens commun mais par le 1, par l’unité en soi recouvrée, par le côté divin en soi.

Dans la pratique, nous retiendrons les mots-clés suivants pour la lettre A : Amour, Affection, Sentiment, concentration, dynamisme, Action (davantage au sens de l’Idée), Air, Âme, Initiative, création (ex nihilo), unité, synthèse, origine, source, paternité, etc.

Les mots, prénoms et noms commençant par le A sont ainsi dotés de ces qualités et à l’inverse des défauts corrélés (je vous laisse les définir, l’idée ici est de vous faire comprendre simplement la lettre et de vous laisser bosser un peu tout de même).

Le A n’est rattaché à aucune planète, il est à part et partout, il est inconnaissable et indescriptible dans son essence.

Excursion

Le passage d’un A indique toujours une nouveauté, des événements à caractère unique, une énergie dynamique et enthousiaste, bref, un nouveau souffle créateur et global.

Important : Son passage en outre dote d’une très grande concentration due au centrage important, on est plein de soi, une forme d’unité, d’intégrité est réalisée, on est engagé au maximum.

Dans le nom, il affecte le climat général, la situation change avec une forte implication, c’est du lourd comme on dit trivialement, cela affecte la famille et particulièrement les parents ou en tant que parent ; dans le premier prénom, une initiative personnelle pleine et entière, un esprit d’entreprise, un sens de l’investissement, dans le second prénom, le changement impacte la vie affective et intérieure (une naissance, une rencontre par exemple) puis dans le troisième, les projets, la vie sociale et culturelle, les créations mais aussi les collatéraux.

Précisons également qu’il Agit logiquement et étonnamment sur les choses ou les personnes qui commencent par la lettre A. Le A, en tant que lettre émanant d’une lettre mère, marque l’élément air comme Etat d’être, c’est le principe cardiaque en action et naturel.

Plan d’expression

Le A ne peut pas conserver sa place de lettre cardinale ou créatrice, en tant qu’Origine et centre, il est la base de tout, l’ubiquité, il est fixe et immuable. En revanche, le A reste une lettre mentale, l’élément Air agissant au niveau de la pensée et de la réflexion. Le A est par ailleurs d’une grande stabilité.

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Préambule à l’étude des lettres

Quand on s’intéresse à la numérologie, on ne manque pas de noter l’importance des lettres et pourtant, elle leur réserve actuellement une bien piètre place, y compris dans la littérature spécialisée.

Les lettres sont évidemment proches des nombres, à quelques différences près et, la plupart du temps, elles sont décrites comme telles faute de connaissance. La numérologie est, rappelons-le, une science toute jeune (un siècle à peine et encore), diffusée par peu d’auteurs, qui ont fait ou font ce qu’ils peuvent. Aussi tout reste à faire en matière de lettre pour permettre une réelle avancée.

Comme de nombreux numérologues je m’y emploie et tente d’apporter ma pierre à l’édifice ; je vais donc vous proposer le fruit de mes recherches, loin de l’exhaustivité mais constituant, j’espère, un pas de plus vers l’approfondissement de notre discipline favorite. Vous pourrez d’ailleurs, à loisir, poursuivre mes raisonnements pour aller encore plus loin et compléter ainsi mon travail.

Pour l’heure, la signification des lettres selon les ouvrages en vigueur, reprend un descriptif simplifié de leurs origines hébraïques avec des développements hasardeux pour finalement rejoindre le sens des neuf premiers nombres auréolés de variantes pour le packaging commercial.

Soulignons malgré tout ce bel effort mais reconnaissons que c’est insuffisant et … pauvre.

Notre alphabet (alpha beta) provient de l’hébreu ancien (et même d’avant) avec des détours par le grec (calqué sur l’hébreu) et le latin. J’invite les curieux(ses) à farfouiller sur internet pour approfondir ou à lire, par exemple, l’excellent livre de Marc-Alain Ouaknin « Mystères de l’alphabet ».

arbre sephirothique

Il faut donc revenir aux fondamentaux, à la kabbale afin de pénétrer plus avant ce mystère des lettres et plus particulièrement au livre de la formation : le Sepher Yetzirah, qui comporte des versions divergentes, ce qui n’arrange rien…

Le cheminement pour comprendre voire intégrer les lettres est complexe pour les raisons suivantes :

  • Les lettres comme les nombres sont des émanations « vivantes » à la symbolique subtile appartenant au monde spirituel, qu’il faut ensuite adapter à notre monde pour la pratique.
  • Leurs origines sont parfois multiples dans l’hébreu, entraînant des correspondances variées et délicates.
  • L’ordre des lettres a été bousculé dans le temps, ce qui est également vecteur de sens.
  • Et pour finir, l’impact culturel de la langue influe sur certains aspects même si l’universalité règne au global. Nous nous cantonnerons ici à la culture francophone.

lettres hebraiques

L’hébreu comporte 22 lettres-nombres, chacune d’entre elles possède sa propre valeur numérique ce qui a induit des numérologies dérivées mais c’est un autre débat.

Parmi ces 22 lettres, on compte 3 lettres mères, 7 doubles et 12 simples.

Les lettres mères correspondent aux éléments air, eau et feu.

Les lettres dites doubles en raison d’une prononciation différente selon qu’elles soient au début ou à la fin d’un mot, sont en rapport avec les 7 planètes anciennes, les 7 jours, les directions dans l’espace, les conditions de l’être humain et les ouvertures anatomiques de la tête.

Les lettres simples quant à elles sont en rapport avec les signes zodiacaux, les maisons astrologiques, les 12 mois de l’année et les 12 organes du corps humain.

Nous reverrons tout cela par la suite.

Dans les articles qui vont suivre, nous allons donc détailler chaque lettre de notre alphabet en examinant son ou ses origines, son voyage jusqu’à nos jours et tous les symboles qui y sont rattachés. Nous nous aiderons de la langue française (et d’autres parfois) pour y voir leurs influences, en choisissant par exemple des mots commençant par la lettre qui nous intéresse car la première lettre d’un mot en définit la destination, c’est son origine. Il faut savoir également que les lettres hébraïques sont des consonnes et seulement des consonnes ; les voyelles sont interprétées à la lecture. Aussi, par exemple, on pourra parfois résumer un mot à ses consonnes ou étudier sa première consonne, qui, en quelque sorte est sa première lettre.

Pour clore ce chapitre introductif, il est bon d’opérer une distinction entre les lettres et les nombres.

En s’inspirant de l’arbre séphirotique et en simplifiant au maximum, on peut imaginer les 10 premiers nombres comme des sortes de chakra (certains d’entre eux les représentent même parfaitement) et les lettres comme des « méridiens » (ou canaux) les raccordant.

Il y a 10 nombres primordiaux et 22 lettres, soit les 32 voies de la sagesse.

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